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MÉMOIRES COURONNÉS

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AUTRES MEMOIRES

PUBLIÉS PàR

l’académie royale

DES SCIENCES, DES LETTRES ET DES BEAUX-ARTS DE BELGIQUE.

COLLECTION IM-®0. TONIF. XXTHI

BRUXELLES -

F. HAYEZ. IMPRIMEUR DE L ACADÉMIE ROYALE.

Juillet 1878,

DIAGNOSES

DE

CUCURBITACÉES NOUVELLES

ET

OBSERVATIONS SUR LES ESPÈCES CRITIQUES;

PAR

ALFRED COGNIAUX,

CONSERVATEUR DES HERBIERS AU JARDIN BOTANIQUE DE L’ÉTAT.

DEUXIÈME FASCICULE.

(Présenté à la classe des sciences dans la séance du 5 août 1876.)

Tome XXVIII.

1

DIAGNOSES

DE

CUCURBITACÉES NOUVELLES

ET OBSERVATIONS SCR LES ESPÈCES CRITIQUES.

Dans l’Introduction de notre premier fascicule, nous avons exposé le plan de ce travail et nous avons fait connaître quels sont les matériaux qui ont servi de base à nos études; nous croyons donc inutile de revenir sur ce sujet.

Dans ce premier fascicule, nous n’avons pu nous occuper que des espèces nouvelles de l’ancien genre Anguria ; dans celui que nous présentons aujourd’hui, nous avons commencé par passer en revue les espèces critiques de ce même groupe; puis nous avons étudié les genres Cercitosanthes, Apodantherci , Elaterium , Cyclanlliera, Elateriopis et Echinocystis.

Nous avons commencé la revue de chaque genre par un court exposé historique, exposé que nous avons toutefois omis pour les Anguria, puisqu’il a été fait en détail par Schlechtendal dans le mémoire que nous citons plus loin ; pour faciliter la détermination des espèces contenues dans les herbiers que nous n’avons pas eu l’occasion d'examiner, nous avons terminé cette revue par un tableau dichotomique de toutes les espèces du genre. Dans ces tableaux, nous avons choisi de préférence, comme caractères dis¬ tinctifs, ceux dont l’observation présente le moins de difficultés, ce

qui nous a parfois conduit à employer des caractères sujets à varier; mais, dans ce cas, nous avons eu soin de prévoir ces varia- tions dans nos analyses , en faisant parvenir au nom de l’espèce par deux voies différentes.

Nous avons cru intéressant de joindre à notre travail une planche représentant les principales formes d’anthères que l’on rencontre dans les espèces du genre Gurania. Cette planche offre le double avantage de faciliter les déterminations et de montrer quelle incroyable variété de formes un organe aussi important peut revêtir dans un seul genre. Cette variété n’était pas soup¬ çonnée jusqu’ici, car nous ne connaissons pas d’auteur qui ait décrit l’anthère avec précision pour aucune espèce de ce genre, et parmi les figures qui ont été publiées pour quelques espèces, aucune ne représente bien exactement cet organe.

I. Genre ANGURIA Anct. (suite).

Pour compléter ce qui concerne le groupe qui constituait pré¬ cédemment le genre Anguria , il nous reste à présenter diverses observations sur les espèces admises jusqu’ici dans ce genre. Nous rectifierons quelques erreurs commises par les auteurs antérieurs dans la description de certaines espèces, et nous justifierons la synonymie que nous avons donnée dans notre premier fascicule; nous exposerons les motifs qui nous ont porté à opérer certaines réductions et à exclure du groupe Anguria plusieurs espèces. Enfin, comme le nombre des espèces est maintenant assez élevé, nous terminerons par un tableau analytique permettant de les déterminer avec facilité.

Le mémoire que Schlechtendal a publié en 1851 sur les Angu¬ ria 1 2 représentait jusqu’ici l’état de nos connaissances sur ce genre. Nous croyons utile, pour classer nos observations, de reproduire le tableau des espèces qu’il admettait, en y joignant des renvois aux notes critiques que nous donnons à la suite de ce tableau.

« CONSPECTUS SPECIERUM GENERIS ANGURIA

Sect. t. Euaagüria.

Pedicelli nudi; calyx viridis; petala calycis limbo majora, expansa, varie rubra.

a). Foliis trilobatis.

A. Jacquiniana Schldl. (voyez note A). A. Plumieriana Schldl. A. rosea H. B. K. (v. note B).

1 Kritische Bemerkungen über die Gattung Anguria, von D. F. L. von Schlechtendal, in Linnaea, XXIV, pp. 701-791.

2 Schldl., I. c., p. 789.

t>). Foliis in eadem planta ô-l-lobatis.

A Ottoniana Schldl.

c) . Foliis b-lobatis.

A. umbrosa H. B. K.

d) . Foliis trifoliatis.

A. trifoliata L. A. ternata Roem. A. aftmis Schldl. (v. note C).

e). Foliis 5- l-folialis .

A. polyphyllos Schldl. (v. note C). A. dentata Schldl (v. note C).

SECT. II. GuRAÜilA .

Pedicelli nudi; calyx varie ruber; petala calycis limbo breviora, (saltem primum)

conico-conniventia, lutea.

a). Foliis integris.

A. speciosa Poepp. et Endl. (v. note D). A. guianensis Klotzsch.

b). Foliis integris et trilobis.

A eriantha Poepp. et Encll. A. Mackoyana Lem.

c). Foliis trilobis.

A. spinulosa Poepp. et Endl. (v. note D). A. capitata Poepp. et Endl. A. sinuata Bentli.

d). Foliis ô-5-lobis s omn. o-lobis.

A. Arrabidae Schldl. A. Seîlowiana Schldl. A. Wageneriana Schldl. A. Regeli&na Schldl.

e) . Foliis ô-foliatis.

A. cissoides Benth. (?) (v. noie E). A. heterophylla Willd. hb.

Species dübia.

A. lobata L. (t. note F).

Sect. III. Riancga.

Flores parvi (pallidi?); pedicelli bracteis s. pilis suffulti. a). Pedicelli bracteis suffulti.

A.aculeata Schldl. (v. note G). A. Gaudicbaudiana Schldl. (v. note G). A. Meyeniana Schldl. (v. note G).

b). Pedicelli pilorum fasciculo suffulti (potius sectio propria [Gma?*ua]); antheris e

fauce emergenlibus insignis.

A. Scliomburgkiana Schldl. (v. note H). A. leptantha Schldl.

Sect. IV. Nugaria.

Calycis faux intus pilosa.

A. Kunthiana Schldl (v. note /).

Sect. V. Ranugia.

Inflorescentia ad basin plantae; pedicelli bracteati; antherae margine multiloculares.

A. rhizantba Poepp, et Endl.

Species qüoad sectionem dubiae.

A. Antheris duabus.

a) . Foliis intecjris.

A. integri folia Nees et Mart. (v. note J).

b) . Foliis trilobntis.

A. multiflora Miq. (an Gurania?). A. subumbellata Miq.

c) . Foliis ô-o-lobatis.

A. obtusiloba Schldl. (v. note K).

d) . Foliis 1-lobatis.

A. laciuiosa Schldl. (v. note L).

e) . Foliis ’S-folialis.

A. bignoniacea Poepp. et Endl. (v. note E). A. tripliylla Miq.

f). Foliis 5-7-foliatis.

A. pedata Willd. hb. nec L. (v. note B).

B. Antheris tribus.

A. pedisecta Nees et Mart. (y. note M).

Species nomine tantum notae.

A. polyantlios Klotzschin pI.Schomh.(v. noleiY). A. Warscewicziana Hort. Belg. (v. note O). «

( 8 )

NOTE A.

Anguria .Tacquiniana Schldl.

Provisoirement, nous admettons comme valables les raisons qui ont porté Schlechtendal à voir deux espèces dans VA. trilo¬ bata de Linné: celle qui a été figurée par Plumier en 4 755 [Plant. Americ ., ed. Burmann, tab. XXII) et celle que Jacquin a repré¬ sentée ( Selec . stirp. Americ., tab. CLVI). Ces deux espèces ne sont pas très-distinctes, mais nous n’avons pu jusqu’ici les étudier que sur des matériaux assez peu nombreux, et en attendant que nous en ayons davantage, nous ne pouvons infirmer le jugement de Schlechtendal. Toutefois, nous ne pouvons admettre complètement sa nomenclature: Linné avait bien appliqué le nom d’d. trilobata aux deux espèces, mais avant lui, Jacquin avait donné le même nom à sa plante, non-seulement dans son Seleclarum stirpium A mericanaruni historia (4763), habituellement cité parles auteurs, mais déjà dans son Enumeratio systematica planlarum quas in insuiis Caribaeis..., p. 34 (1760). Ce nom spécifique a donc été créé par Jacquin et non par Linné, et VA. Jacquiniana Schldl. (4854), A. trilobata L. Spec., p. 4576, pro parte (4765), doit rede¬ venir VA. trilobata Jacq. (1760).

NOTE B.

Anguria rosea Kth.

Nous considérons cette plante comme un synonyme de VA. tri¬ lobata Jacq., quoique quelques-uns des caractères donnés par Kunth 1 semblent s’opposer à cette réunion. Pour bien compren¬ dre la description de cet auteur, remarquons d’abord qu’il consi¬ dère la corolle des J^wnflcomme étant le limbe du calice, et que

H. B. Ktii., Nov. gen. et sp. pi. , II, p. 122; ed. maj., p. 97.

i

les vraies (lents du calice ne sont pour lui que des appendices, conformément à la théorie morphologique de plusieurs botanistes de son temps, et particulièrement de A. de Saint-Hilaire. Voici les seuls caractères donnés par Kunth qui ne conviennent pas à

VA. trilobata Jacq.: « Folia . basi truncato -cordata. Pedunculi

j* maseuli.... bi- aut tripollicares. Calyx . limbo roseo. « La vue

des matériaux qui ont servi à faire la description pouvait seule permettre de juger de la portée de ces différences. L’A. rosea ne se trouvant ni dans l’herbier de Kunth, ni dans celui de Willde- now, qui contiennent les plantes de Humboldt, Kunth n'a pu faire sa description que sur l’exemplaire de l’herbier de Bonpland. En mettant cet exemplaire, qui est très-imparfait, à côté d’un exem¬ plaire plus complet de l’herbier de M. De Candolle, récolté à Cara¬ cas en 1850, nous remarquons une identité absolue de feuillage : la base des feuilles est tronquée, mais nullement cordée. Or, la plante de Caracas ne présente qu’une petite différence de taille avec VA. trilobata Jacq., que nous avons vu, signé de Jacquin même, au British Muséum.

Si Kunth dit que le pédoncule commun des fleurs males dans VA. rosea n’a que 2 à 5 pouces, c’est-à-dire est beaucoup plus court que les feuilles, c’est parce que dans la plante de Bonpland ce pédoncule, qui est unique, est brisé à la longueur de cinq cen¬ timètres. Du reste de l’infloreseencc , il n’y a plus qu’une fleur male, qui est collée à côté de l’exemplaire. Sur le sec, on pourrait croire que cette fleur a été rose; mais elle a exactement le meme aspect que celles de plusieurs Anguria que nous possédons et qui, d’après les notes prises sur le vif par les collecteurs, étaient alors rouges.

Cette description de Kunth porte plusieurs traces de négligence, comme l’a déjà fait remarquer Schlechtcndal. Dans cette phrase : « Flores maseuli complures, in apice petioli umbellalo- congesti, sessiles , » on comprend que petioli est mis pour pedunculi, mais on ne s’explique pas bien comment les fleurs forment une ombelle, si elles sont sessiles. En outre, si l’exemplaire de l’herbier de Bonpland était alors dans l’état actuel, Kunth n’a pu qu’en deviner le mode d’inflorescence.

( 10 )

Une dernière preuve d'identité entre ces deux espèces aurait pu être fournie par la structure de l’anthère; mais comme l’exem¬ plaire de l’herbier de Bonpland ne possède qu'une seule fleur, on conçoit que nous n’ayons osé y toucher. D’ailleurs, l’étude atten¬ tive du reste de la plante ne nous laisse aucun doute sur son iden¬ tité avec VA. trilobcita Jacq.

NOTE C.

Anguria pedata Jacq.

Linné a fondé son A. pedata sur deux planches: celle de Plu¬ mier (Plant. Amer ic. , ed. Burman, tab. XXIII, 1755) et celle de Jacquin (Select, stirp. Americ tab. CLV, 1763). Schlechtendal, qui ne connaissait l’espèce linnéenne que par ces deux planches, car il ne l'avait pas vue dans l’herbier de Berlin, crut devoir la diviser en deux espèces, comme il avait déjà fait pour VA. trilo- bata. Il appela la plante de Plumier A. polyanthos , et celle de Jacquin A. dentata, cette dernière différant de la première par ses folioles incisées-dentées. Comme nous avons eu la chance de ren¬ contrer dans les herbiers de nombreux exemplaires deV A. pedata, nous avons pu constater combien ses feuilles sont variables sous le rapport de leur forme et de leurs découpures; nous avons trouvé de nombreux intermédiaires qui relient ces deux espèces entre elles et à VA. affinis Schldl., et les formes les plus variées se rencontrent fréquemment sur le même exemplaire. Nous devons donc réunir sous le nom d’d. pedata, les A. polyphyllos Schldl., A. dentata Schldl. etd. affinis Schldl., ainsi que VA. pedata Willd. hb. que Schlechtendal avait cru distinct des précédents (l. c., p. 773). Cette manière de voir est d’ailleurs confirmée par une description que Poiteau avait faite à Saint-Domingue sur la plante vivante, en 1800; nous trouvons cette description dans l'herbier de L.-C. Richard faisant partie des riches collections de M. le comte A. de Franqueville, et nous en extrayons le passage suivant : a Fol.

» inferiorn caulina cordata, indivisa; superiora trilobata; ramea

( Il )

» trifoliolata autpedata; Iobis indivisis aut incisis; foliolis oblon- » gis s. lanceolatis, margine pariter variis, 3-6 une. îonga. »

Nous avons reconnu que l’d. pedata est monoïque , comme l’avaient déjà indiqué les anciens auteurs, et non dioïque, comme le croyaient des auteurs plus récents.

C’est par erreur que l’on attribue le nom de cette espèce à Linné ; avant lui,Jacquin lui avait déjà donné le même nom (, Enam . syst. pi, ins. Carib., p. 51. 1760).

NOTE D.

Anguria speciosa Poepp. et Endl. ( Gurania speciosa Cogn.).

Dans leur Nova généra ac species plantarum, Poeppig et End- Jicher ont figuré d’une façon inexacte l’étamine de cette espèce (tab. CLXIX, fig. 2, 4, 5). L’anthère n’est pas attachée par sa base au sommet d’un filet très-gros et très- court partant du fond du calice; comme dans toutes les espèces du genre, elle est sessile et insérée par le dos un peu au-dessous du milieu du tube du calice. Notre figure 1 , pi. I, a été dessinée d’après la fleur même qui a été disséquée par Poeppig.

Nous devons relever une erreur analogue pour le Gurania spinulosa (Poepp. et Endl. /. e.. tab. CLXX, fig. 2-4). Voir notre pl. I, fig. M.

NOTE E.

Anguria bignoniacea Poepp. et Endl.

Nous n’aurions jamais pu découvrir quelle est la vraie nature de cette espèce, si nous n’avions eu la faveur de pouvoir étudier, dans l’herbier de Poeppig même, les matériaux qui ont servi à l’établir. Ces matériaux se composent de deux spécimens collés sur la même feuille; ils portent le 1705 de la collection de Poeppig: l’un est le Gurania cissoides Cogn. (Anguria cissoides Benth.!) et l’autre Y Anguria triphylla Miq. !

( 12 )

11 est presque incroyable que deux plantes aussi différentes aient pu être décrites comme une même espèce, et cependant cette confusion ressort clairement de l’étude des deux spécimens de l’herbier de Poeppig, comparés à la description qu’en donnent Poeppig et Endlicher. On peut s’assurer alors que cette descrip¬ tion est un mélange des caractères de l’une et de l’autre plante, comme nous allons le mettre en évidence en la reproduisant litté¬ ralement, mais en mettant en petites capitales les caractères qui ne conviennent qu’au Gurania cissoides et en italique ceux qui ne peuvent s’appliquer qu’à 1 ’Anguria triphylla ; les caractères communs aux deux espèces sont en texte ordinaire 1 :

« A. glaberrima; foliis ternatis, spinuloso dentatis ; foliolis

)> LATERALIBUS 1NAEQUILATER1S , BASI D1MIDIATO OVAT1S ; pedunculis

» masculis longissimis; calycibus ovalibus quinquedentalis ; co- » rollae laciniis limbo calycino longioribus. »

« Gaules scandentes, angulosi , profunde sulcciti , glaberrimi , » teneriores quam in reliquis speciebus. Cirrhj latérales, sim- » plices, elevato striati, exsucci, rigidi, tenaces. Folia per caulis » torsionem unilateralia , ternata, haud magna, glabra, utrinque » punctulis elevatis dense adspersa. Petiolus angulosus, sulcatus,

» TORTUOSUS, INTERDUM CIRRIII AD INSTAR SPIRALIS, POLLICARIS VEL

» paullo longior. Foliola constanter terna, cum petiolulis com- » pîanalis, semipollicaribus continua, inaequalia, margine leviter w undulata , dentibus remotis, lineaiubus, paullo incrassatis, » rigidis armata, uninervia, venosa : interrnedium oblongum, regu- » lare, basi acutum, apice acuminatum, quatuor pollices longum,

» DUOS FERE POLLICES LATUM; LATERALIA INAEQU1 L ATER A , BASI SUPE- » RIORE ACUTA, INFERIORE VALDE DILATATA, OVATA. Peduncilli in

» utroque sexu valde elongati, folium saltem duplo excedentes, » anguloso sulcati, glabri. Flores dioici. Flores masculi in apiee » pedunculi communisiN racemum corymbiformem bbevem collecti, » pedicellis apice incrassatis fulti, parvi, cinnabarini. Calyx » ovalis, ventricosus, lirnbi brevissimi laciniis lanceolatis aentis. » Corolla ad faucem calycis usque adnata, limbi lacinis quinque

1 PoEi'i*. el Exdl., Nov. gen. ac spec Il , p. oô.

( )

» deltoideis, limbo calycis longioribus , extus sericeo pubescenti- » bus. Stamina duo, tu bi longitudine. Antherae oblongo lineares, » dorso fixae ob loculos basi elongatos, caeterum vix flexuosos. » Filamenta brevissima tubo ultra basin inserta. Flores foemi- » neos reperire nec in hac nobis unquam contigit. »

Ce qui peut jusqu'à un certain point expliquer celte méprise étrange, c’est que l’exemplaire qui appartient à VA. triphylla a les feuilles en assez mauvais état, tandis que celui qui se rapporte au Gurania cissoides a bien encore le pédoncule commun des inflorescences mâles et les pédicelles, mais n'a plus aucune fleur. C’est sans doute le motif qui a fait prendre les caractères des feuilles sur ce dernier spécimen, et les caractères des fleurs sur le premier. Cependant il était encore facile de voir que dans le premier les fleurs mâles étaient sessiles sur l’axe de l’inflorescence, tandis que dans le dernier elles avaient été longuement pédicellées, et en outre que le feuillage était assez différent. De plus, l’herbier de Poeppig contient une autre plante sans numéro, étiquetée « Anguria triphylla Poepp., » qui est un Gurania cissoides muni de fleurs en bon état. Enfin, ce qui achève de montrer quelle confusion Poeppig avait mise dans ses plantes, c’est que son numéro 1703, le même que celui sur lequel il a fondé avec Endlicher VA. bignoniacea , se trouve dans l’herbier de l’Aca¬ démie des sciences de Saint-Pétersbourg; mais ici il n’y a qu’un seul spécimen qui est bien complet et qui appartient au Gurania cissoides ,* il est étiqueté « Anguria triphylla Poepp. »

D’après ce qui précédé, VA. bignoniacea doit disparaître de la liste des espèces et la synonymie que nous avons donnée dans notre premier fascicule à VA. triphylla Miq. et au Gurania cis¬ soides est parfaitement justifiée. On voit aussi combien il serait imprudent de s’en rapporter uniquement aux descriptions des auteurs, fussent-ils des plus illustres, pour apprécier leurs espèces. Le genre Anguria seul contient plusieurs exemples d’er¬ reurs assez graves *. Les travaux monographiques surtout doivent êtres basés sur l’étude de nombreux matériaux, et autant que

1 Voir les notes B, D, G, J, L, Ar.

( H )

possible des types des auteurs, si l’on veut qu’ils rendent tous les services que la science est en droit d’en attendre.

NOTE F.

Anguria lorata L.

Celte espèce, établie par Linné dans les Amaenitates A cademi- cae, t. VIII, p. 265, n’est connue que par une diagnose de quel¬ ques mots, qui nous apprend seulement que c’est un Gurania à feuilles trilobées ; c’est-à-dire que sa diagnose convient parfaite¬ ment à vingt espèces de ce genre. D’ailleurs elle était déjà si obscure pour Linné lui-méme, qu’il ne l’a relevée ni dans son Species , ni dans aucun autre travail postérieur. On ne peut donc que l’indiquer en synonyme pro parte à vingt espèces différentes ou la supprimer complètement. C’est ce dernier parti qui nous paraît le plus rationnel et c’est celui que nous adoptons.

NOTE G.

ÂNGURIA ACL’LEOLATA SclllÜL; A. GaIDICHAEDIAVA Scllldl. et A. Meyeniana Schldl.

L’examen des exemplaires décrits par Schlechtendal nous a démontré que ces trois plantes sont, non des Angnria, mais des Wilbrandia , et qu’elles rentrent dans la même espèce, qui est le W- drastica Mart. Il est à peine utile d’ajouter qu’elles ont des fleurs à trois étamines, et non à deux étamines, comme le dit Schlechtendal. Cet auteur, n’avant vu de chacune de ces trois plantes qu’un fragment assez insignifiant, n’a pas remarqué qu’il se trouvait en présence de trois états différents de la même plante. Nous qui en avons étudié plus de cinquante beaux spéci¬ mens, nous avons pu nous rendre compte des variations nom¬ breuses que l’age, la vigueur des individus, etc., impriment à cette espèce.

( 15 )

NOTE H.

ANGURIA SCHOMBURGK-IANA Schldl.

Cette espèce a les étamines insérées sur le tube du calice, comme les vrais Anguria, et non à la gorge du calice, comme Y A. leptantha, auquel elle est associée par Schlechtendal. Elle ne présente donc comme caractère spécial qu’un faisceau de quelques poils un peu plus longs que les autres à la base des fleurs. Cette particularité est trop insignifiante que pour maintenir la section Rianuga pour VA. Schomburgkiana seul , lequel réunit tous les caractères que nous assignons aux Anguria.

NOTE 1.

Anguria Kunthiana Schldl.

Schlechtendal a fondé à l’aide de cette espèce sa section Nuga- ria , caractérisée par les poils qui garnissent intérieurement la gorge du calice. Cet auteur nous paraît avoir donné trop d’impor¬ tance à ce caractère, qui se retrouve d’ailleurs dans d’autres espèces qu’il considère comme des Euanguria, par exemple dans ses A. dentata, A.polyphyllos et A. affinis. La place de VA, Kun- thiana est donc dans le genre Anguria tel que nous le délimi¬ tons.

NOTE J.

Anguria integrifolia Nees et Mart.

Quoique nous n’ayons pu étudier cette espèce que sur un seul exemplaire mâle assez incomplet, nous nous sommes assuré que c’est bien un vrai Anguria ( Euanguria Schldl.). Tandis que Schlechtendal pensait qu’il n’existait pas à' Euanguria à feuilles entières, nous en connaissons donc aujourd’hui deux : VA. inle- gri folia Nees et Mart. et fil. longipedunculata Cogn.

( IC )

Cet exemplaire, qui se trouve dans l’herbier de von Martius, est celui qui a servi aux auteurs pour faire leur description, et nous croyons même que c’est le seul qui existe actuellement dans les herbiers d'Europe. Outre qu’il nous a permis de suppléer à la description trop incomplète des auteurs pour reconnaître exacte¬ ment à quel genre il se rapporte, il nous a donné l’explication du caractère étrange « pedunculus terminalis, » que Nees et Martius lui attribuent par erreur : pour mettre la plante en herbier, on a la replier quelque peu, et la tige, très-grêle et très-flexible, s’est coudée immédiatement au-dessus de l’inflorescence; le pro¬ longement de la tige se trouvant être un peu plus grêle que le pédoncule commun des fleurs, une observation peu attentive aura pu donner lieu à la méprise.

NOTE K.

Anguria obtusiloba Schldl.

Cette plante nous paraît devoir être exclue, non-seulement du genre Anguria , mais même de la famille des Cucurbitacées.

Elle se trouve dans l’herbier de Kunth avec une étiquette espa¬ gnole de la main de Bonpland, que Schlechtendal a lue : « Flor. parecida alade Calavarae. » M. Ernst (Flora, 4875, p. 259), par¬ tant de l’idée qu’il s’agit bien d’un Anguria , pense qu’il doit y avoir : « Flor parecida d la de Calabazas » ( fleur semblable à celle de la Citrouille). Nous avons sous les yeux la plante de l’herbier de Kunth, et nous ne pouvons lire l’étiquette autrement que Schlechtendal.

NOTE L.

Anguria laciniosa Schldl.

Schlechtendal trouvait cette espèce étrange, et il n’était pas parvenu à la classer dans l’une ou l’autre des cinq sections qu’il avait créées dans le genre Anguria. 11 n’avait même pu recon-

( 17 )

naître avec certitude si elle a deux ou trois étamines. Nous nous sommes assuré qu’elle en a bien trois et qu’elle appartient au genre Apodcinthera. Nous devons la nommer en conséquence Apodanlhera laciniosa. Quoique bien différente par le feuillage, elle est très-rapprochée, pour la structure et l’aspect des fleurs, de YApodant/iera Mathewsii Arn.

NOTE M.

Anglria pedisecta NeesetMart.

Le type de cette espèce se trouve dans l’herbier de Marlius, au Jardin botanique de Bruxelles. 11 se compose : d’un petit frag¬ ment de tige portant une inflorescence qui appartient, non pas au genre Anguria , comme le faisait déjà prévoir la présence de trois étamines constatée par Nees et Martius, mais bien au genre Apodcinthera ; d’une feuille à cinq folioles, dont les deux exté¬ rieures sont légèrement unies par la base aux deux voisines. Nous avions d’abord pensé que ces deux fragments ne pouvaient appartenir à la même espèce parce que, parmi les plantes récol¬ tées par Martius dans son grand voyage au Brésil, nous avions trouvé dans l’herbier du Jardin botanique de Munich, un spé¬ cimen de la même plante avec fleurs, mais également sans feuilles, que Martius avait désigné, dans cet herbier, sous le nom de Angu¬ ria semitriloba; ce qualificatif semblait nous indiquer que la plante de l’herbier de Munich et par conséquent aussi celle de l’herbier de Martius devait avoir les feuilles simples et non composées de cinq folioles distinctes; mais, plus récemment, nous avons pu étudier, parmi les plantes indéterminées de l’herbier du Muséum d’histoire naturelle de Paris, un exemplaire récolté au Brésil par A. de Saint-Hilaire qui appartient incontestablement àl 'Anguria pedisecta; comme il est muni en même temps de fleurs et de feuilles en bon état, nous pouvons affirmer maintenant que l’espèce de Nees et Martius a bien réellement les feuilles composées de cinq folioles , conformément à la description qui en a été donnée. Tome XXVIII. 2

( 'S )

NOTE N.

Anguria polyakthos Klotzsch.

Nous avons déjà exposé précédemment (1er fasc., 14) : que ce nom n’a aucune existence légitime, car l’espèce qu’il est censé désigner n’a jamais été décrite; qu’il est impossible de l’adop¬ ter, car le 1704 de Schomburgk, auquel il est appliqué dans l’herbier royal de Berlin, se compose de deux espèces, le Gurania multiflora et le G. Klotzschiana.

NOTE 0.

Anguria Warscewicziana Hort. Belg.

Depuis le travail de Schlechtendal, cette espèce a été décrite par W. Hooker et très-bien figurée dans le Botanical Magazine , tab. 5504. Nous ferons seulement remarquer que, dans cette planche, la fleur nous parait un peu plus grande, non-seulement que dans les spécimens recueillis à l’état sauvage , mais même que dans ceux qui proviennent de la plante cultivée à Kevv, d’après laquelle la planche citée a été peinte.

Si nous résumons les observations qui précèdent, nous trou¬ verons que, des 42 espèces rapportées par Schlechtendal aux Anguria , 14 d’entre elles, soit le tiers, doivent être ou exclues du groupe des Anguria , ou être ramenées en synonymes à l’une ou l’autre des 28 espèces restantes.

Voici maintenant ce que deviennent pour nous les cinq sections établies dans le genre Anguria par Schlechtendal: de la première, Euanguria , et de la seconde, Gurania, nous formons des genres distincts, pour des raisons que nous avons exposées précédem¬ ment; la troisième, Rianuga, comprend : trois espèces qui sont des Wilbrandia, un Euanguria , un type très-tranché dont nous faisons le genre Helmontia ; la quatrième ne comprend

( 19 )

qu’une espèce n’ayant aucun caractère qui l’éloigne de la pre¬ mière section; à la cinquième, est rapportée une plante qui s’éloigne beaucoup des précédentes et dont nous avons formé un genre distinct, mais nous n’avons pu lui conserver le nom de Ranugia, car elle a ses anthères biloculaires et ne peut donc en réalité rentrer dans cette section , qui est caractérisée principale¬ ment par ses anthères multiloculaires. Quant aux onze espèces que Schlechtendal n’avait pu classer, quatre sont des Euangaria , quatre des Guranici , deux des Apodantherci et une n’est pas une Cucurbitacée.

Les coupes établies par Schlechtendal dans les Eucinguria et les Gurania reposent sur la division plus ou moins profonde des feuilles, caractère qui ne fournit même pas toujours des diffé¬ rences spécifiques dans ce genre, comme nous l’avons montré dans la note C. Nous y avons substitué des divisions établies sur la forme des anthères, droites ou repliées en arrière, à connectif large ou étroit, mutiques ou surmontées d’un appendice, lequel peut être lisse ou papilleux (voir pl. I, fig. 1 à 21). Jusqu’ici, les formes curieuses et variées que présente cet organe dans les diverses espèces de ce genre n’étaient pas même soupçonnées; il n’était décrit que pour quelques espèces, et encore d’une façon très-inexacte, comme nous avons du l’établir pour les espèces créées par Poeppig et Endlicher.

Nous devons faire remarquer que pour bien constater les caractères des anthères, il faut avoir soin de les prendre, si c’est possible, dans les fleurs encore en boutons; dans celles qui sont épanouies, la déhiscence des anthères a déjà eu lieu et leur forme réelle est souvent méconnaissable.

TABLEAU ANALYTIQUE

DE TOUTES LES CUCURBITACÉES A DEUX ÉTAMINES.

Calice et corolle à 5 divisions; anthères sessiles; vrilles simples . 2.

Calice et corolle à 4 divisions dans les fleurs mâles et à ô divisions dans les fleurs femelles; anthères portées

sur un filet bifurqué au sommet; vrilles trifides. . . Microsechium ruderaJe Xdn.

Anthères chacune à 2 loges; tube du calice cylindrique ou légèrement ovoïde, rarement presque sphérique . 2bi9.

Anthères l’une à 2 loges, l’autre à ô loges; tube du ca¬ lice campanulé . Momordica cymbalaria Fen:

Etamines insérées à la gorge du calice; anthères cohé¬ rentes, portées sur un filet distinct; ovaire rudimen¬ taire allongé, sétiforme ( Helmontia ) . 07.

j Anthères sessiles, libres, insérées au milieu ou vers la base du tube du calice (pl. î, fi g. 8, a et 9, a); ovaire \ rudimentaire nul . o.

I Pétales linéaires ou étroitement triangulaires, dressés et connivents, plus courts que les divisions du calice (pl. I, fig. 8, p, s); fleurs jaunes . 4.

Pétales orbiculaires ou obovales, rétrécis en onglet à la base, étalés, plus longs que les divisions du calice; fleurs rouges ( Anguria ) . d.

Tube du calice cylindrique ou légèrement ovoïde; base des pétales sans écailles; anthères à loges droites ou peu courbées; fleurs sans bractées (Gurania). ... 20.

Tube du calice presque sphérique; base des pétales

munie de 2 rangées d’écailles; loges des anthères flexueuses-gyreuses; fleurs munies de bractées . . .

Dieudonnaea rhizantha.

( 21 )

Genre AIVGURIA.

Anthères repliées inférieurement en arrière . 6.

Anthères droites . 8.

Feuilles 3-7-lobées . A. Ottoniana.

Feuilles divisées en 5-o folioles distinctes . 7.

Feuilles à 3 folioles entières . A. trifoliata.

Feuilles à o folioles, ou à 3 folioles dont les extérieures sont profondément bifides . .4. pedata.

Feuilles simples et entières, arrondies et un peu atté¬ nuées à la base . 9.

Feuilles plus ou moins divisées, très-rarement entières et alors cordées à la base . 10.

Nervation pennée; fleurs en épis de 30-40 fleurs, dépas¬ sant très-longuement les feuilles . A. longipedunculala.

Nervation pédalée; fleurs en grappes de o-6 fleurs, dé¬ passant à peine les feuilles . A. integrifolia.

Fleurs en épi; feuilles trifoliolées. . . 11.

Fleurs en grappe; feuilles lobées . 17.

Folioles latérales ordinairement très-profondément bi¬ fides . . . A. Warscewicsii.

Folioles latérales entières ou presque entières . ... 12.

Folioles latérales très-fortement cordées du côté exté¬ rieur . A. granïïflora.

Folioles latérales arrondies extérieurement ou faible¬ ment cordées . 15.

Appendice des anthères formé de grosses papilles trans¬ parentes ou de longs poils cloisonnés . 14.

Appendice formé d’un prolongement triangulaire, glabre ou chargé de papilles très-courtes . io.

Appendice formé de grosses papilles transparentes; épis mâles dépassant beaucoup les feuilles . A. Kunthiana.

Appendice formé de longs poils cloisonnés; épis mâles plus courts que les feuilles; fleurs munies à leur base d’un faisceau de poils . A. Schomburgkiana.

( 22 )

Folioles fortement sinuées-dentées . A. ternata.

Folioles entières . 16.

Plante grêle; feuilles médiocres, d’un vert foncé, à ner¬

vures secondaires saillantes en dessus ; appendice des

anthères assez long . A. triphylla.

Plante très-robuste ; feuilles très-amples, d’un vert jau¬ nâtre, à nervures non saillantes en dessus; appendice très-court . A. pallida.

Feuilles 5-7-lobées . A. umbrosa.

Feuilles 5-lobées, rarement entières ou sub-5-foIiolées. 18.

f Base des feuilles tronquée; appendice des anthères très-

18 z long, plumeux . .4 Irilobata.

( Base des feuilles cordée; appendice court, papilleux . . 19.

19

Appendice fortement papilleux; étamines moitié plus courtes que le tube du calice; base des feuilles peu échancrée . A. Warmingiana.

Appendice presque lisse; étamines égalant presque le tube du calice; base des feuilles très-fortement échan¬ crée, à sinus sub-rectangulaire . A. Plumieriana.

Genre GURATVIA.

\ Connectif large (pl. I , fig. 1 à 4).

\ Connectif étroit (pl. I , fig. 5 à 21)

21.

50.

{Plante toute très-glabre; sépales fortement rétrécis et

canaliculés à la base. . . . G. Paulista.

Plante velue; sépales ni rétrécis ni canaliculés à la base. 22.

22

23

24

Feuilles entières . 25.

Feuilles 5-5-lobées . 27.

Feuilles 2 fois plus longues que larges . G. Martiana.

Feuilles presque aussi larges que longues . 24.

Anthères repliées inférieurement en arrière (pl. I , fig. 5, d) G. villosa. Anthères droites (pl. I, fig. 1,2) . 25.

i Pétales munis intérieurement à la base d’un gros fais-

25 \ ceau de longs poils blancs, moniliformes . G. sylvatica.

( Pétales sans faisceau de poils . 26.

( 25 )

Tube du calice chargé de poils très-nombreux et très-

serrés; feuilles toutes entières . G. speciosci.

Tube du calice couvert de poils longs, mais très-peu abondants; feuilles la plupart trilobées . G. eriantha.

(Dents du calice 7-8 fois plus longues que le tube; plante presque glabre ou couverte de poils longs de moins

\ de 1 millimètre . G. Levyana.

f Dents du calice 2-5 fois plus longues que le tube; plante ' couverte de poils longs de plusieurs millimètres. . . 28.

^ j Tube du calice couvert de poils très-peu abondants . . G. eriantha. I Tube ducalicechargédepoils très-nombreux et très-serrés 29.

Feuilles à 5 lobes; dents du calice 2-5 fois plus longues que le tube ; calice chargé de poils roux ; fleurs petites (1 centimètre) . G. villosa.

Feuilles à 5 lobes; dents du calice 4-5 fois plus longues que le tube ; calice chargé de poils blancs; fleurs assez grandes (2-5 centimètres) . G. lanata.

Anthères surmontées d’un appendice du connectif (pl.I,

50 < fig. 6 à 21) . 51.

( Anthères sans appendice (pl. 1, fig. 5) . G. ovata.

Anthères droites (pl. I, fig. 6 à 9) . 52.

Anthères repliées inférieurement en arrière (pl. I, fig. 10 à 21) . 58.

(Feuilles entières ou trilobées . 55.

Feuilles 5-lobées . G. Kegeliana.

Feuilles 7-lobées . G. macrophylla.

Tige très-fortement comprimée sub-triailée . G. trialata.

Tige non comprimée . 51.

Tige, pétioles et pédoncules densément couverts de longs

poils roux . G. rufipila.

Tige, pétioles et pédoncules couverts de poils courts, peu apparents . 55.

Dents du calice égalant le tube ou plus longues .... 56.

Dents du calice plus courtes que le tube . 57.

Feuilles entières ou subentières; dents du calice plus longues que le tube, très-recoquillées, planes, rétré¬ cies régulièrement de la base au sommet . G. Klotzschiana.

Feuilles profondément 5-lobées ou sub-5-lobées; dents du calice égalant le tube, peu ondulées, un peu cana- liculées et rétrécies à la base; fleurs 2 fois plus grandes G. multiflora.

( 24 )

Inflorescence mâle dépassant les feuilles; feuilles arron¬ dies ou émargiuées au sommet . G. sinuala.

Inflorescence mâle beaucoup plus courte que les feuilles; feuilles longuement acuminées . G. lignosa.

-g 1 Appendice du connectif lisse (pl. I, fig. 10 à 12) . . . . 39.

( Appendice du connectif papilleux (pl. 1, fig. 15 à 21) . . 44.

59

Dents du calice plus longues que le tube . 40.

Dents du calice beaucoup plus courtes que le tube. . . 41.

40

Dents du calice dressées, 5-4 fois plus longues que le tube; fleurs grandes (5 centimètres); feuilles simple¬ ment aiguës au sommet . G. Mackoyana.

Dents du calice étalées, à peine plus longues que le tube; fleurs petites (moins de 1 centimètre); feuilles lon¬ guement acuminées au sommet . G. acuminata.

41

Feuilles divisées en 5 folioles . G. inacqualis.

Feuilles entières ou 5-5-lobées . 42.

Feuilles entières . G. tubulosa.

Feuilles 3-5-lobées . 45.

i Lobes des feuilles obtus ; fleurs petites (1 centimètre) . G. Wageneriana. \ Lobes des feuilles aigus; fleurs grandes (2-5 centimètres) G. spinulosa.

| Tube du calice couvert d’un tomentum épais . 45.

44 ■' Tube du calice glabre ou portant des poils soyeux peu ( abondants . 55.

( Feuilles entières . 46.

° ( Feuilles plus ou moins divisées . 47.

I Feuilles ovales, à peine échancrées à la base, très-dis¬ tinctement denticulées sur les bords ; pédoncules des

fleurs mâles plus courts que les feuilles . G. Sagoiiana.

Feuilles subtriangulaires, fortement échancrées à la base, très-entières ou à peine denticulées sur les bords; pé¬ doncules des fleurs mâles plus longs que les feuilles. G. reticulata.

Feuilles divisées en 3 folioles . 48.

^ 1 Feuilles divisées en 5-7 lobes . 49.

( 25 )

51

Pétiolules 2-3 fois plus courts que le pétiole ; feuilles molles, cendrées, fortement pubescentes; pédoncule des fleurs mâles à peine plus long que le pétiole; dents du calice glabres intérieurement , égalant le tube . . G.velutina.

48 l Pétiolules presque aussi longs que le pétiole; feuilles rigides, d’un vert intense, presque glabres; pédoncule des fleurs mâles presque aussi long que les feuilles ; dents du calice pubescentes intérieurement, moitié plus courtes que le tube . G. Spruceana.

^ Dents du calice beaucoup plus longues que le tube. . . 49 Dents du calice plus courtes que le tube, ou rarement

30.

égales

30

X9

0-*d

55 |

54

VH3 1 00 |

56 |

Anthères subrectangulaires, tronquées-émarginées au sommet; appendice du connectif très-petit, ne dépas¬ sant guère l’écliancrure (pl. I, fig. 13) . G. tricuspidata.

Anthères ovales-triangulaires, aiguës au sommet; ap¬ pendice du connectif égalant le tiers ou le quart de l’anthère (pl. I, fîg. 17) . 51.

Dents du calice 5-6 fois plus longues que le tube, char¬ gées d’un